Quatrième de couverture
Il croyait l’aimer. Il ne faisait que s’attacher à ce qui le détruisait. Dans le Paris des années 1970, un homme solitaire rencontre Elle. Elle devient sa compagne silencieuse, sa consolation, son refuge. Elle l’accompagne au café, au travail, dans ses nuits, dans ses ruptures, dans sa paternité, dans ses regrets. Même lorsqu’il aime Claire. Même lorsqu’il devient père. Même lorsqu’il tente de vivre autrement. Elle reste. À la fois présence, manque et poison, Elle traverse toute sa vie jusqu’au jour où il comprend enfin que certaines histoires d’amour ne sont que des dépendances qui ont appris à parler doucement. ELLE est un roman sensible et implacable sur l’attachement, la solitude et ces présences familières qui nous donnent l’impression de tenir debout alors qu’elles nous consument lentement.
Note d'intention
« # Note d’intention Avec **ELLE**, j’ai voulu écrire l’histoire d’une présence. Une présence discrète, familière, presque rassurante, qui accompagne un homme depuis sa jeunesse jusqu’aux dernières années de sa vie. Une présence qu’il croit librement choisie, parce qu’elle ne demande rien, ne parle pas, ne juge pas, ne réclame aucune promesse. Pourtant, au fil du temps, cette présence prend de plus en plus de place. Le roman suit un homme solitaire, réservé, mélancolique, arrivé à Paris au début des années soixante-dix. Il construit sa vie comme beaucoup d’hommes de sa génération : études, travail, amour, enfant, séparation, vieillissement. Rien d’extraordinaire en apparence. Mais dans les interstices de cette existence ordinaire, il revient toujours vers Elle. D’abord comme vers un refuge, puis comme vers une habitude, enfin comme vers une dépendance. J’ai choisi de ne jamais nommer clairement Elle avant la fin, afin que le lecteur puisse l’imaginer comme une femme, une serveuse, une patronne de café, une amante silencieuse, ou même une forme d’alcool ou de solitude. Cette ambiguïté permet d’approcher la dépendance de l’intérieur : non comme un discours moral, mais comme une relation intime, presque affective, où l’on confond peu à peu réconfort et emprise. **ELLE** n’est pas un roman contre quelque chose. Ce n’est pas un réquisitoire. C’est le portrait d’un homme qui laisse passer les années en croyant tenir debout, alors qu’il s’éloigne doucement de ceux qui l’aiment : Claire, Mathieu, Camel, Sable. Le drame n’est pas spectaculaire. Il se construit dans les retards, les silences, les pièces négligées, les appels différés, les gestes que l’on remet au lendemain. Ce qui m’intéresse ici, c’est la lenteur avec laquelle une habitude peut devenir une fidélité, puis une prison. C’est aussi la manière dont certaines vérités ne se révèlent qu’à la fin, lorsque le corps oblige enfin à regarder ce que l’esprit a longtemps refusé de nommer. À travers cette histoire, je souhaite interroger notre rapport aux refuges que nous choisissons, aux absences que nous justifions, et aux liens essentiels que nous croyons pouvoir retrouver plus tard. Car parfois, ce que nous appelons une compagnie n’est qu’une attente patiente. Et ce que nous appelons liberté est déjà une dépendance. »
Personnages principaux
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