
Quatrième de couverture
En 2046, entre La Réunion et Maurice, une mission océanographique découvre une anomalie sous-marine liée à Mauritia. Après avoir été exposé à un signal étrange, Sanjay Hoarau disparaît en laissant une phrase troublante : « Ce n’était pas ma colère. » Élisa Torres et Greg Thomson comprennent alors que cette découverte ne concerne pas seulement l’Histoire ou les profondeurs de l’océan Indien. Elle touche à une frontière plus intime : l’instant où la peur devient colère, où la réaction remplace le choix. Dans l’ombre, NeuroAurum Technologies s’intéresse à ce seuil fragile. Officiellement, la société travaille sur le soin, la neuromodulation et la liberté cognitive. Mais jusqu’où peut-on agir sur le cerveau humain sans franchir la limite entre guérison et manipulation ? De Vacoas à Grand Bassin, des serres de Midlands aux secrets de Mauritia, Élisa et Greg devront affronter une menace invisible : celle qui cherche à modifier l’être humain avant même qu’il ne comprenne pourquoi il agit. Un thriller d’anticipation sur la mémoire, les neurosciences, l’aïkido et la liberté intérieure.
La trilogie
Trois routes, une même quête
I
NeuroAurum
Tome I
II
Les Seuils intérieurs
Tome II
III
À paraître
En préparation
Note d'intention
« Avec NEUROAURUM — Libres, nous sommes, premier tome des Chaînes du vivant, j’ai voulu interroger une frontière essentielle : celle qui sépare le soin de l’influence, l’apaisement de la manipulation, la liberté intérieure de la réponse programmée. Le roman part d’une question très contemporaine. Si des technologies réelles permettent déjà d’agir sur certains circuits neuronaux par stimulation magnétique ou électromagnétique, jusqu’où peut-on aller sans franchir une limite éthique fondamentale ? Peut-on aider un être humain à ne plus être prisonnier de sa peur, de sa douleur ou de sa violence, sans toucher à ce qui fait de lui un être libre ? À travers NeuroAurum, j’ai voulu mettre en scène cette ambiguïté. La société ne se présente pas comme une puissance de domination. Elle parle de soin, de réhabilitation, de liberté cognitive, de réponse humaine. Elle promet de rendre aux êtres blessés leur pouvoir d’agir. Mais derrière cette promesse apparaît une question plus inquiétante : que se passe-t-il lorsqu’une technologie cherche à atteindre l’instant fragile qui précède le choix ? Le cœur du roman se situe précisément là : dans cet espace presque invisible où une peur devient une colère, où une colère devient un geste, où un être humain cesse de répondre librement et se laisse traverser par une réaction qui n’est plus tout à fait la sienne. La phrase de Sanjay — « Ce n’était pas ma colère » — résume cette interrogation. Elle dit à la fois la violence subie, la mémoire réveillée et la possibilité d’une distinction intérieure : reconnaître que ce qui nous traverse ne nous appartient pas toujours entièrement. L’intrigue s’ancre dans l’océan Indien, entre La Réunion et Maurice, autour d’une anomalie liée à Mauritia. Ce territoire englouti devient plus qu’un mystère géologique ou archéologique. Il devient un seuil vivant, un lieu où la mémoire ancienne, les champs invisibles, les corps et les émotions semblent entrer en résonance. Ce que les personnages découvrent n’est pas seulement un site oublié : c’est une manière d’agir sur le vivant, de provoquer une réponse, de chercher le point exact où un organisme bascule. Le roman explore ainsi la question des champs invisibles. Les plantes, les racines, les tissus vivants, puis les êtres humains deviennent les lieux d’une même interrogation : le vivant répond-il seulement à ce qu’il comprend, ou aussi à ce qui l’atteint avant la pensée ? Les serres de Midlands, les plants noirs, les protocoles AGRI-EMF et les recherches de NeuroAurum dessinent une inquiétude : lorsque la science apprend à mesurer les seuils du vivant, elle peut soigner, mais elle peut aussi chercher à les franchir. Face à cette menace, l’aïkido occupe une place centrale. Il n’est pas un décor martial, mais une philosophie de la réponse. À travers Shailendra et Szoreny, le roman oppose deux mouvements intérieurs : Hannō, la réaction automatique née de la peur, et Ōtō, la réponse consciente, enracinée, libre. Il ne s’agit pas de nier la peur ni de la vaincre brutalement. Il s’agit de ne pas lui abandonner le commandement du corps et de l’esprit. Greg et Élisa traversent cette enquête comme deux êtres déjà marqués par Luminia, mais confrontés ici à un danger plus intime. Il ne s’agit plus seulement de protéger une mémoire ancienne ou de comprendre une trace enfouie. Il s’agit d’empêcher qu’une technologie puisse s’emparer de ce moment intérieur où l’humain choisit, répond, refuse ou se tait. Ce premier tome pose donc la fondation de la saga : la liberté n’est pas seulement politique, sociale ou extérieure. Elle est aussi intérieure. Elle commence dans cette capacité fragile à reconnaître ce qui nous traverse, à ne pas confondre réaction et réponse, à ne pas laisser une peur ancienne décider seule de notre avenir. J’ai voulu écrire un roman d’anticipation, mais aussi un roman profondément humain. Derrière l’enquête, les technologies neuronales, les signaux, les seuils et les protocoles, une même question demeure : que reste-t-il de l’homme si l’on parvient à modifier ce qu’il ressent avant même qu’il ne comprenne pourquoi il agit ? NEUROAURUM — Libres, nous sommes affirme que le vivant ne peut pas être réduit à une donnée, un signal ou un protocole. Il peut être blessé, influencé, traversé par des mémoires anciennes ou des forces invisibles. Mais tant qu’il peut reconnaître ce qui n’est pas lui, tant qu’il peut retrouver son centre et choisir sa réponse, quelque chose demeure libre. Ce premier tome ouvre ainsi Les Chaînes du vivant sur une conviction essentielle : on ne guérit pas un être humain en franchissant sa limite à sa place. La véritable liberté commence lorsque le vivant peut encore répondre depuis lui-même. Libres, nous sommes. »
Personnages principaux
Droits disponibles